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Lucien Buysse, héros du « déluge de Bayonne-Luchon »

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Chaque année, des centaines, voire des milliers d’amoureux du Tour de France font un pèlerinage dans les Pyrénées pour revivre les exploits de leurs idoles, récents ou anciens. Au Primerose Hôtel accueille régulièrement ces visiteurs, à l’image du groupe « de Lucienekes » en 2008 et 2010. Les fans de Lucien Buysse se remémorent le parcours du coureur flandrien lors de la 10e étape de l’édition 1926 de la Grande Boucle.

Le Tour de France 1926

Le Tour de France 1926 est le plus long et certainement l’un des plus éprouvants de la compétition, avec pas moins de 5 745 kilomètres à parcourir en 17 étapes. Certains parcours s’étalent ainsi sur plus de 400 kilomètres, comme celui reliant Metz à Dunkerque long de 433 kilomètres. Dans ces conditions, les coureurs savent qu’ils doivent ménager leur effort en vue des étapes de montagnes, dont l’une reliant Bayonne et Luchon, longue de 375 km.

Sous le déluge de Bayonne

Le départ de cette 10e étape est donné le matin du 7 juillet 1926 à 2 heures du matin, dans un épais brouillard et sous une pluie fine. Au fur et à mesure que le peloton se rapproche du pied du Tourmalet, la pluie se fait de plus en plus battante et glaciale. Les routes, déjà peu praticables en temps normal, se transforment rapidement en tracé boueux s’érigeant en véritables barrières pour les « Forçats des routes ». Les favoris savent néanmoins que cette étape de montagnes décidera sans nul doute du vainqueur final et se préparent tous à y faire un grand coup. Un coureur en particulier se montre plus déterminé que les autres : Lucien Buysse.

Au pied du col de l’Aubisque, Lucien Buysse et Albert Dejonghe décident de distancer un peloton gelé par le froid. Leur coup semble fonctionner à merveille jusqu’à ce qu’un autre coureur belge, Odile Tailleu, les rattrape et les dépasse dans l’ascension du Tourmalet, qui se déroule sous une forte pluie. Mais sur sa montée, le cycliste belge a soif et jette son dévolu sur l’eau glaciale d’une cascade. Arrivé en premier au sommet du Tourmalet, Tailleu paie son imprudence sur la descente du légendaire et subit de plein fouet des spasmes dus à un violent ulcère. Mal en point, il se fait doubler par Lucien Buysse à hauteur du village de Sainte-Marie-de-Campan, là où Eugène Christophe a réparé sa propre fourche lors de la fameuse édition de 1913.

Une victoire au courage

Désormais à la tête de la course, le champion belge a tout loisir de creuser son écart, non sans douleur, sur l’ascension d’Aspin et de Peyresourde, toujours sous un orage de pluie glaciale. La résistance du Flandrien impressionne Henri Desgrange, qui le compare alors à un « roc granitique » que ni la boue, ni le froid, ni le vent et ni les pentes des quatre cols des Pyrénées ne réussit à briser.

Finalement, après 17 heures, 12 minutes et 48 secondes de course, Lucien Buysse, futur vainqueur de l’épreuve, brandit fièrement ses mains en signe de victoire à Luchon, devançant l’Italien Bartolomeo Aimo de presque 25 minutes. Ce jour-là, Henri Desgrange n’a eu droit ni à une échappée, ni à un sprint, ni à un coude-à-coude, comme celui entre Andy Schleck et Alberto Contador en 2010. Le directeur de L’Équipe a en contrepartie assisté à l’une des victoires les plus prestigieuses sur le Tour de France, un succès qui restera à jamais associé aux Pyrénées, à leurs routes sinueuses et leurs cols légendaires.

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